La vaccination contre l’Hépatite B

Si la vaccination contre l’hépatite B des nourrissons a fait des progrès, elle laisse des générations sacrifiées et n’est pas utilisée comme une arme de prévention (15/25, prisons….)

L’amélioration de la couverture vaccinale contre le virus de l’hépatite B reste également un objectif prioritaire.

L’hépatite virale B est une maladie grave, dont on peut se protéger depuis 1982 grâce à la vaccination. Pour éviter les cirrhoses et le cancer du foie pouvant résulter de cette affection, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé dès 1991 ce vaccin pour tous les enfants et 116 pays l’ont ajouté à leur programme de vaccination systématique. Zoom sur les recommandations françaises.

Le vaccin contre l’hépatite B, dont l’efficacité est proche de 100 %, prévient la survenue de maladies graves : hépatites aiguës fulminantes, cirrhoses, cancers du foie.
Une vaccination obligatoire ou recommandée ?

En France, la vaccination contre l’hépatite B n’est obligatoire que pour certains professionnels de santé. Pour le reste de la population, il s’agit seulement d’une vaccination recommandée en particulier pour les enfants avant l’âge de 13 ans et pour certains groupes à risques.

Semaine européenne de la vaccination

Hépatite B vaccin
Ainsi chez les nourrissons, on commencera la vaccination à partir de 2 mois, sauf pour les enfants nés de mère atteinte de l’hépatite B chez lesquels elle doit être pratiquée impérativement à la naissance, associée à l’administration d’anticorps spécifiques. Trois injections seront nécessaires pour obtenir une immunité totale. Mais on devra respecter un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection. Pour éviter un nombre trop important de piqûres à votre enfant, votre médecin vous proposera un vaccin dit hexavalent, permettant de le protéger en même temps de la diphtérie, du tétanos, de la poliomyélite, de la coqueluche, des infections invasives à Haemophilus influenzae b et bien sûr de l’hépatite B.

L’intérêt de la vaccination du nourrisson est aujourd’hui conforté par les éléments suivants :

Excellente tolérance du vaccin contre l’hépatite B (aucune atteinte neurologique chez l’enfant de moins de 2 ans n’a été notifiée à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ;
Excellente efficacité (le taux de réponse sérologique chez le nourrisson est supérieur à 95 % et plus élevé que chez l’adulte) ;
La durée de protection contre le VHB est longue (>15 ans) : actuellement, aucun rappel ne semble nécessaire.